Maurice Trintignant

Le père tranquille

Il a commencé sa carrière avant-guerre avec Nuvolari, l'a poursuivie avec Fangio et l'a achevé avec Clarck. Avec sa fine moustache et son bonnet de laine, Maurice Trintignant a tranquillement traversé vingt-cinq ans de sport automobile. La France, qui cherchait désespérément un successeur à Jean-Pierre Wimille, son héros tombé a Buenos Aires en 1949, voulut l'(opposer à Jean Behra lors des premières années de la F1. D'autant que les deux hommes ne s'aimaient pas et couraient sur des Gordini bleu de France. Behra était plus fougueux, plus spectaculaire. Trintignant, dont le frère aîné s'était tué en course en 1933 au volant d'une Bugatti, préférait courir avec sa tête. Il a remporté deux Grands Prix, ainsi que les Vingt-Quatre Heures du Mans. Behra aucun. Il est mort dans son lit. Pas Behra.

Ses deux victoires, Trintignant les remporta à Monaco. Ce n'est pas un hasard. Avec son style fluide et économe, il tournait sur ce circuit comme une horloge. En 1955, les Mercedes, Maserato et Lancia officielles étaient plus rapides que sa Ferrari. Il laissa les lièvres s'épuiser et l'emporta sans avoir doublé quiconque. Même scénario en 1958, sur la Cooper privée du Team Walker. A 45 ans passés, il comprit que les grandes écuries n'auraient plus besoin de ses services. Alors, Maurice racheta la BRM championne du monde en 1962 aux mains de Graham Hill, monta sa propre équipe et poursuivit sa ronde deux saisons encore, juste pour le plaisir. Puis il revient chez lui, à Vergèze, dans le Gard, pour planter ses vignes et cultiver son vin.

Biographie et Palmarès:

Né en France le 30 octobre 1917 et mort le 13 février 2005, il aura disputé 82 Grands Prix de 1950 à 1964 - 2 victoires - 1 record du tour & 72 points marqués.

Source : "Pilotes légendaire de la Formule 1 - édition Tana - textes Xavier Chimits - 2006"

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